Présentation

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Traits de plume
Parvenir à m'extraire de mon petit coin de paradis situé sur la Costa Blanca n'est jamais tâche aisée...sauf si on laisse supposer qu'une partie de golf, sur un trajet de 1368 kilomètres de notre but serait une manière de le rendre moins pénible.
Le golf du Domaine de la Valdaine s'est donc retrouvé sur notre route et c'est avec un réel plaisir que je vous livre quelques commentaires.
Internet ayant été le grand maître du jeu de la réservation, je n'ai pas eu la moindre déception. Bien au contraire, aussi vais-je m'employer à porter témoignage.
Après huit heures d'autoroute et quelques kilomètres sinueux dans la campagne de Montélimar, Tom-Tom, nous a déposés aux portes d'un repos bien mérité.
Cela fait tout drôle de se sentir choyé, c'est le terme qui convient.
Depuis la réception, où une hôtesse prononce votre nom, à peine le pied posé dans l'entrée, nous étions attendus, jusqu'au bar le soir, buvant un apéritif tandis que l'on vous suggère gentiment de choisir votre menu pour le déguster, le moment venu, en passant par la salle de restaurant où je me suis surpris à chuchoter à Elise des mots que j'aurai dû crier dans le restaurant de mon club de golf habituel, tout nous a ravi.
Quel silence partout et pourtant il y avait du monde, même deux séminaires !
Côté golf, tout était aussi prévu. La réservation des greens fees, l'heure de départ demandée, la voiturette, même le temps allait se révéler clément. Hormis les 8° matinaux lors de notre départ à 8 heures cinquante. Il nous a fallu jouer au moins quatre à cinq trous, sur un parcours complètement inconnu, pour commencer à penser golf, tellement nous avions froids.
Le parcours de golf est agréable, sans grandes complications même si la seconde moitié relève un peu le souvenir que l'on en gardera. À mon humble avis de golfeur, son slope est beaucoup trop généreux.
C'est donc un parcours plaisant, franc, mais je n'aime pas les parcours de golf avec 6 par 3. Je suis donc resté sur ma faim, même si, je le répète, c'est un parcours plaisant à jouer.
J'ai quand même perdu deux balles de golf dans un rough très bizarre, une herbe, dont je n'ai pas l'habitude de voir ici, en Espagne.
Question distances, est-ce la clarté matinale ou autre, toujours est-il que je ne me suis jamais senti à l'aise avec mes repères habituels quant aux distances joués avec mes clubs. J'aurai bien aimé rejouer ce parcours lors de notre retour mais hélas, il était trop près de notre départ !
Quant à la proximité relative de certains trous par rapport à l'autoroute, ce n'est pas quelque chose de très pénible.
Si vous faites une partie de golf ou deux par mois, je veux bien croire que les oreilles sensibles, et peu habituées au concert qui se joue sur un parcours de golf, captent tout mais en jouant très souvent, bruit de tondeuses à proximité, avions ou hélicoptères au-dessus de nos têtes et même, discussions dans le dos ne s'entendent pratiquement plus. À moins de vouloir s'en servir d'excuses pour un coup de golf manqué.
Cette halte dans ce que l'on a coutume d'appeler ici un 'resort' nous a fait le plus grand bien et remet en cause mes habitudes de voyage.
En effet, jouant au golf toute l'année, à raison de 4 à 5 fois par semaine, je trouvais logique de ne pas m'encombrer de mes clubs lorsque je faisais un petit tour dans l'hexagone. C'était l'occasion de laisser reposer mon swing... pour que les défauts s'en échappent. C'est vrai qu'après une interruption, je joue mieux !
Mais c'est autre chose qui m'a fait prendre conscience que j'aurai dû faire ces arrêts, il y a bien longtemps.
Des amis anglais, traversant régulièrement la France, me vantaient les mérites de ces escales, décrivant les terrains de golf merveilleux semés sur leurs routes à chaque fois différentes. Ils me parlaient de la France en des termes élogieux, et quand ils prononçaient 'Champ de Bataille', c'était comme s'ils dégustaient un bon vin, qui était d'ailleurs le second sujet favori de leurs discussions relatant la traversée de notre pays.
J'ai, sans aucun doute, perdu beaucoup de temps en voulant en économiser sur les routes, lors de ces trajets de plus de quatorze heures mais une chose est sûre c'est que le Domaine de Valdaine, toutes prestations confondues m'a bien plu.
Désormais mes voyages devront aussi prévoir des chemins qui mènent aux terrains de golf français !
C'est ce que j'ai essayé de faire pour notre retour mais les golfs situés aux principaux points d'étapes organisaient justement ce jour-là, une compétition. Alors on a roulé jusqu'à destination !
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