Présentation

--------
Traits de plume
Une matinée ordinaire est une nouvelle aux accents espagnols.
Plus que dans toute autre région espagnole, les cafés et les terrasses du sud de la péninsule sont des lieux incomparables pour assister au théâtre de la vie d'un peuple imprégné de coutumes.
Accrochées les unes aux autres jusqu'au terme du calendrier, il ne peut y avoir de semaines sans avoir à sanctifier un saint, perpétuer une tradition, et si d'aventure un jour se présente sans habit d'apparat, les faits du quotidien suffisent à animer les étranges marionnettes accoudées au bar d'un café.
En partageant ma vie avec Elise, j'ai embrassé une partie de ses origines ibériques et plus de quarante ont passé depuis le jour où j'ai posé le pied sur cette terre qui m'a toujours réservé le meilleur accueil.
Tous les peuples, pour peu que l'on veuille bien chercher et trouver de magnifiques occasions de se sentir transporter par des sentiments à nul autre pareil, ont leur café où la vie des gens de toutes conditions s'offre en partage en buvant simplement un café.
Je vous propose de faire paraître chaque jour, sur ce blog, une partie de cette nouvelle.
INTRODUCTION
Une matinée ordinaire, c'est une ambiance où passé et présent de l'Espagne ne cessent de se mêler dans le quotidien.
Un air de flamenco, se faufilant par la porte ouverte d'un bar, rattrape un golfeur et l'invite à pénétrer. Tout au long des récits, l'auteur use de digressions et c'est déjà l'occasion d'en faire une à propos du flamenco.
La casa Miguel, petit bar à l'ancienne, figure parmi les derniers survivants d'une époque révolue et regrettée par l'auteur. Il tient lieu de théâtre où se joue la vie quotidienne de ses clients. La description, des personnages qui y donnent représentation, poussée jusqu'à la caricature, révèle les traits caractéristiques de gens simples, naturels et profondément attachants.
D'une Manoli, serveuse endormie, traversant le récit, jusqu'à Robert, un Français à la recherche d'un joueur de golf pour en écrire son histoire, on est séduit par le rythme de la vie de ce petit bar. Un espace-temps s'étire jusqu'à donner une impression de ralenti dans les faits et gestes observés. La porte du bar, qui ne cesse de s'ouvrir, rappelle celle d'un saloon de western et les allusions accompagnant les personnages qui y pénètrent créent quelques images subliminales savoureuses.
Une affiche placardée sur un mur amène une autre digression, sur la tauromachie. L'auteur ne s'en cache pas, il aime ce pays, son folklore et ses habitants. C'est une invitation à la curiosité d'en apprendre davantage sur l'Espagne que l'on sent profondément ancré dans le cœur du livre.
La description de l'almuerzo, un rite insensible au temps qui passe, révèle une ambiance très particulière, prenant possession de la terrasse. Le rythme du récit s'en trouve accélérée. Les excès qui caractérisent le peuple espagnol se retrouvent dans des échanges verbaux dignes d'un théâtre de boulevard. Mais c'est d'Espagne qu'il s'agit, aussi est-ce plutôt à une corrida verbale à laquelle le passant est convié.
Le golfeur, venu ce matin-là, guidé par les plaintes d'un chanteur de flamenco, pour y prendre son petit déjeuner, s'en retourne retrouver ses amis seniors pour sa partie de golf.
| Mars 2010 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | ||||
| 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | ||||
| 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | ||||
| 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | ||||
| 29 | 30 | 31 | ||||||||
|
||||||||||
Commentaires