Présentation

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Traits de plume
Il n’y a pas très longtemps, je confiais à un ami que le golf était une affaire personnelle.
Par cette expression quelque peu lapidaire, en fait je voulais surtout lui transmettre le sentiment qu’il était très difficile, pour ne pas dire impossible, de communiquer sa propre compréhension du golf à des joueurs confrontés à l’apprentissage de ce sport merveilleux.
J’en étais un exemple vivant, vis-à -vis des quelques professeurs, qui avaient eu à souffrir de mon incompréhension de leur enseignement.
Communiquer, donner, offrir, ont toujours été pour moi, une manière d’échanger avec les êtres.
Le dernier professeur en date, qui a marqué à jamais mon swing, si je puis dire ainsi, ne sait plus du tout où j’en suis dans ma quête personnelle, sans doute certain que j’ai rejoins la cohorte des joueurs ayant repris leurs bonnes vieilles habitudes, pour ne pas dire défauts.
On vit très bien avec ses défauts en golf. Je le faisais remarquer à cet ami et de lui dire qu’il m’arrivait d’être vraiment désolé de constater l‘efficacité de certains swings, que je n’hésiterai pas à qualifier d’horribles et qui avaient pourtant cette régularité promise au swing parfait. La beauté détournée au profit de l’efficacité !
Sans doute ai-je eu la chance d’avoir deux enfants ayant évolués dans la danse classique mais le tort de vouloir, encore aujourd’hui, au crépuscule de ma vie, de reporter l’esthétisme d’une arabesque sur un swing de golf. Et pourtant, les swings de T.Woods, de E.Els, de A.Scott, de J.Rose, de R. Jacquelin, pour ne citer qu’eux, ne s’inscrivent-ils pas dans des lignes parfaites propres à émouvoir le spectateur ?
On ne se refait pas et puis quoi de plus agréable, la retraite venue, de se retrouver entraîner vers cette quête sans fin du swing. Une manière de faire comprendre à la grande faucheuse que je n’ai pas terminé ma tâche…Qu’il me faut encore un peu de temps !
La dernière fois que je vous ai fait part de mes réflexions c’était à propos de l’expression ‘revenir de l’intérieur’ ou encore connu sous le vocable de ‘in-out’. Une expression propre à condamner irrémédiablement votre swing à suivre un chemin incorrect.
Je voudrais aujourd’hui évoquer une autre expression, la liaison du ‘nombril-club’. C’est encore un moyen, je dirai même une obligation de donner un chemin absolument erroné à votre swing qui ne pourra que revenir par-dessus.
Je sais,
Revenir de l’intérieur, revenir par-dessus, faire in-out, ne vous sont peut-être pas connues en tant qu’expressions, et pourtant on les retrouve dans le déroulement de nombreux swing et peut-être même dans le vôtre.
Je viens de retrouver un joueur qui ne peut presque plus jouer au golf à cause d’un problème au niveau de sa colonne vertébrale. Je me souviens l’avoir vu jouer : il voulait tellement faire ‘in-out’ qu’il soulevait sa hanche droite pour laisser passer ses mains. Il a fini par l’user et cela s’est porté sur ses vertèbres. Une opération chirurgicale n’est plus qu’une question de temps. Lorsque le corps commence à vous dire que le swing lui fait mal c’est qu’il est grand temps de songer à l’analyser.
Revenons à cette fameuse liaison, apparue au temps de Leadbetter et de son enseignement.
Qui-je pour contester un tel enseignement ?
Je rappellerai seulement que ce gourou du golf moderne n’a fait que reprendre les cinq fondamentaux de B. Hogan et d’en avoir démontré l’efficacité, en reconstruisant le swing de Nick Faldo. Alors que des joueurs comme J.Nicklauss avaient expliqué ‘leur manière de se construire leur swing’, Un enseignement se faisait jour, destiné à standardiser la compréhension des différentes parties d’un swing de golf.
Nul ne peut s’approprier la connaissance, elle est là , à la portée de toutes les bonnes volontés et en écrivant ces quelques lignes je suis persuadé qu’il y aura quelques golfeurs ravis de pouvoir enfin corriger leur swing.
Tout se passe entre 4 et 8 heures.
Mettez vous au soleil de manière à voir votre ombre se mouvoir et vous comprendrez.
Prenez votre stance, et amenez les deux bras et votre club vers la pointe de votre soulier droit (pour un droitier). Conservez le triangle formé par vos épaules, vos bras et vos mains et club. Ne cherchez même pas à tourner vos épaules. Je dirai même, surtout ne les tournez pas volontairement. Amenez simplement la tête de votre club vers votre bout de chaussure.
C’est alors que vous allez éprouver le besoin de lever vos bras tandis que vos épaules vont devoir tourner pour permettre cette ascension des bras et du club. Ne venez-vous pas de découvrir que vos épaules tournent tandis que vos bras se lèvent : il y a donc deux plans distincts, celui des épaules et celui des bras.
Voici ce que dit John Jacobs dans son livre intitulé ‘Méthode pratique de golf’ :
Bon nombre de joueurs et même certains joueurs chevronnés ont le tort de croire qu’à la montée, le mouvement des épaules et celui des bras doivent s’effectuer dans un plan identique. Pour vous convaincre que tel n’est pas le cas, il suffit de vous placer derrière n’importe quel champion en train d’effectuer un plein swing. Si l’on veut que les bras conduisent le club dans une position correcte au sommet du mouvement et qu’ils redescendent ensuite en toute liberté, ils doivent se mouvoir de bas en haut par opposition aux épaules qui, elles, tournent sur elles-mêmes. En essayant de calquer le mouvement de vos bras sur celui de vos épaules, vous donnez à l’action du corps un trop grand rôle, aux dépens de la vitesse de votre tête de club.
Voilà , le message est passé. A vous de chercher à le comprendre ou pas.
Observez les champions et plus particulièrement T.Woods et sachez lire sur votre écran de télévision, ce que dit John Jacobs.
Cela va régler :
Votre tendance à envoyer votre club trop à l’intérieur au moment du take away et backswing.
Votre retour par-dessus.
Votre besoin de sortir la hanche droite en la remontant pour faire passer vos mains.
Votre plan de swing trop plat, donc sans puissance !
La prochaine fois, je vous évoquerai comment travailler au practice pour comprendre les effets que l’on peut donner à une balle de golf.
Swing de A. Scott
Fondamental : le triangle formé par ses épaules et le grip. Le shaft du club est à -l'intérieur- du triangle
!
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aprés 15 ans de golf et 6 de handicap, personne ne m'avait expliqué aussi simplement le backswing parfait
aprés des années de lecture et de cours, j'ai enfin trouvé une montée simple et un swing facile et rythmé
grand merci à vous et immense respect